Les données sont protégées
Une clé de données aléatoire chiffre les informations sensibles avec AES-256-GCM. La clé est ensuite protégée avec la clé publique du chirurgien.
Surge ID
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Publié le 1er octobre 2026
Derrière chaque chirurgien, il y a des années de formation, des gestes appris et des patients accompagnés. Avec Surge ID, on a imaginé un outil digital pour suivre cette expérience et donner à chacun une vision claire de son parcours.
Une ambition :
simplifier la capture des données opératoires et améliorer la recherche.
Dans une formation en neurochirurgie, chaque intervention contribue à un apprentissage. Le médecin découvre une technique, participe au geste, puis prend progressivement davantage de responsabilités. Son cursus doit rendre compte de cette expérience et des catégories d’interventions qu’il lui reste à pratiquer.
En 2020, le porteur de Surge ID s’adresse à atipik avec l’envie de faciliter ce suivi. Le point de départ est le journal opératoire : un outil essentiel à la formation, dont les informations sont encore consignées sur papier. Comment lui donner une place plus naturelle dans le quotidien des chirurgiens ? Comment rendre leur progression visible, pour eux comme pour les médecins qui les forment ?
Notre collaboration commence par un prototype. Il permet de parcourir l’expérience du futur utilisateur, de son inscription à l’enregistrement d’une intervention, puis à sa validation et au suivi du cursus. Cette première étape donne une forme concrète au projet et ouvre le travail de conception du produit.
Une participation au bloc, un cours suivi, un certificat obtenu : la formation s’enrichit de situations très différentes. Au moment de faire le point sur son cursus, le chirurgien doit pouvoir les retrouver et les mettre en perspective. Nous avons imaginé Surge ID autour de cette continuité, pour réunir les étapes de son apprentissage dans un espace personnel.
Les premiers parcours posent déjà les questions qui traverseront le projet : comment enregistrer sa participation, demander une validation, consulter son cursus et conserver ses certificats ? Le prototype relie ces moments et permet d’examiner le passage de l’un à l’autre avant de préciser les écrans.
Le projet nous amène aussi à réfléchir aux changements d’établissement et aux catalogues de formation qui varient selon les pays. Ces questions rappellent que le cursus s’inscrit dans la durée. Elles ont nourri la conception d’un journal lié au parcours du chirurgien et d’un espace adapté aux besoins du service.
La formation se construit à deux échelles : celle du médecin qui développe sa pratique et celle de l’équipe qui l’accompagne. Nous avons relié ces deux besoins dans Surge ID. L’application mobile rassemble le journal et le cursus du chirurgien. L’espace web permet au chef de service de suivre les collaborateurs et l’activité opératoire. Une intervention peut ainsi être replacée dans une histoire individuelle et dans celle du service.
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Nous avons travaillé à rendre l’expérience d’enregistrement des activités opératoires la plus simple possible. Un chirurgien, son assistant ou l’apprenant peut ajouter l’ensemble des détails utiles en quelques secondes, avec ses mains ou avec sa voix.
La fiche rassemble les informations qui racontent l’intervention. Le chirurgien retrouve ce qu’il a déjà renseigné et complète les détails depuis des rubriques dédiées. Cette organisation lui permet de reprendre sa saisie avec les repères de sa pratique.
Les catégories reprennent les termes que les neurochirurgiens utilisent au quotidien. Les gestes enregistrés trouvent ainsi leur place dans le catalogue de formation, pour relier chaque intervention à l’expérience acquise.
Une intervention peut réunir plusieurs médecins, avec des niveaux d’expérience et des responsabilités différents. Pour le résident, préciser sa participation et la faire reconnaître fait partie de la formation. Nous avons conçu un parcours qui relie sa saisie au médecin chargé de la validation. La demande reste identifiable dans le journal jusqu’à sa confirmation. La signature vient ensuite attester la validation de l’intervention, dont le résident retrouve la trace dans son parcours.
Renseigner les informations.
Transmettre pour validation.
Confirmer la participation.
Consulter sa progression.
Le nombre total d’interventions ne suffit pas à comprendre un cursus. La formation demande une pratique répartie entre différentes catégories, avec des objectifs à atteindre. Nos designers ont imaginé une lecture qui commence par la progression globale, puis permet d’explorer chaque catégorie. Les anneaux donnent un premier repère. Les chiffres et les graphiques détaillent l’expérience acquise. Le chirurgien peut voir ses avancées et identifier les étapes qui demandent encore de la pratique.
Crânien, spinal, académique : trois univers colorés pour retrouver ses repères tout au long du parcours.
Nos designers produits ont donné au cursus un univers visuel qui accompagne l’envie de progresser. Le rose, l’orange et le violet distinguent les activités crâniennes, spinales et académiques. Ces couleurs se retrouvent dans les graphiques et les fiches, avec les libellés nécessaires à leur compréhension. Les cartes regroupent les informations et les chiffres mettent en évidence les avancées. Ces repères suivent le chirurgien d’un écran à l’autre et se prolongent dans l’espace du service.
Dès l’ouverture, le chirurgien retrouve son cursus et son activité récente. Il peut ajouter une intervention, consulter son journal ou accéder à ses certificats. Ces accès rapprochent les informations de formation des moments où il en a besoin.
Nous avons travaillé l’ensemble des flux pour que l’application s’intègre naturellement à la pratique des chirurgiens. L’organisation des écrans, les libellés et l’enchaînement des actions doivent permettre de comprendre immédiatement quoi faire, sans ajouter de charge cognitive au travail clinique. Notre objectif : une prise en main autonome, sans formation préalable.
Dans un même service, les médecins en formation n’ont pas tous le même parcours. Certains doivent encore pratiquer une catégorie d’intervention, tandis que d’autres approchent de leurs objectifs. Le chef de service a besoin de connaître ces différences pour accompagner son équipe. Nous avons conçu des vues qui rapprochent les cursus et permettent d’explorer l’activité par collaborateur, par groupe et par type de chirurgie. Elles apportent des repères pour les échanges sur la formation et les expériences à développer.
Le chef de service peut explorer l’activité par période, par type de chirurgie ou par collaborateur. Ces vues rapprochent les expériences individuelles et permettent de voir où en sont les membres de l’équipe dans leur formation.
Chaque vue d’ensemble donne accès aux interventions qui la composent. Le chef de service peut retrouver le contexte, les participants et le rôle de chacun, pour relier la progression affichée à la pratique réelle.
Un journal opératoire contient des informations qui touchent aux patients et à leur prise en charge. Leur protection a donc accompagné nos réflexions dès la conception. On a travaillé l’accès à l’application et les étapes de sécurité pour expliquer les actions demandées au chirurgien et lui donner des repères.
Les informations sensibles sont chiffrées sur l’appareil avant leur envoi. Leur lecture se fait sur l’appareil d’un utilisateur disposant de la clé nécessaire.
Une clé de données aléatoire chiffre les informations sensibles avec AES-256-GCM. La clé est ensuite protégée avec la clé publique du chirurgien.
Le serveur conserve les données chiffrées, leur paramètre de chiffrement et la clé de données protégée pour l’utilisateur.
Sa clé privée permet de retrouver la clé de données. L’application l’utilise pour déchiffrer les informations localement.
L’application retrouve la clé de données sur l’appareil du chirurgien. Elle la protège à nouveau avec la clé publique du destinataire.
Le serveur conserve cette nouvelle version protégée de la clé. Les participants accèdent aux mêmes données chiffrées de l’intervention.
Le collègue utilise sa propre clé privée pour retrouver la clé de données et lire les informations dans son application.
Le compte maître de récupération possède un secret partagé en deux parties : l’une conservée par Surge ID, l’autre par un tiers officiel désigné de confiance.
Les données du logbook sont aussi partagées avec le compte maître. Réunir les deux parties permet d’utiliser ce compte pour rétablir l’accès.
Après création d’un nouveau secret personnel, les clés de données sont à nouveau protégées pour l’utilisateur, qui peut retrouver ses informations.
Ce compte maître constitue une voie de récupération des données. Son secret complet exige la réunion des deux parties détenues séparément.
L’application guide le chirurgien dans la création et la conservation de sa clé de sécurité. Les explications accompagnent chaque étape pour lui permettre de comprendre son rôle dans la protection de ses informations.
Changer d’appareil ou retrouver un accès fait aussi partie de la vie d’une application. Ces situations ont été intégrées aux réflexions produit, pour accompagner le chirurgien dans la durée tout en tenant compte de la sensibilité des informations.
La formation d’un chirurgien se nourrit aussi de cours, de congrès et de rencontres avec ses pairs. On a donné à ces expériences une place dans Surge ID, avec un espace pour conserver les certificats et les retrouver au moment de préparer son dossier. Le journal opératoire et le parcours académique composent ainsi une histoire de formation plus complète.
Pour présenter Surge ID aux professionnels de santé, on a prolongé l’univers de l’application dans un site dédié. Il expose les usages du produit et la place de chacun, du chirurgien aux établissements hospitaliers. Les visiteurs peuvent découvrir cette vision et demander une démonstration.
Innover en santé, c’est concevoir des outils utiles qui protègent les données.
En santé, une innovation prend tout son sens lorsqu’elle simplifie le quotidien des professionnels tout en protégeant les informations qui leur sont confiées. Avec Surge ID, nous avons réuni la conception produit, le design et le développement autour de ces deux exigences.
La confidentialité fait partie des choix de conception dès le départ : c’est l’approche privacy by design. Le chiffrement de bout en bout protège les données sensibles sur l’appareil avant leur transmission et permet leur lecture par les personnes disposant des clés nécessaires. Les parcours d’accès, de partage et de validation sont pensés avec cette protection au cœur de l’expérience.
La conformité à la nouvelle loi fédérale suisse sur la protection des données (nLPD, ou nFADP en anglais) se prépare dès la conception. Le privacy by design, la maîtrise des accès et la sécurité des données contribuent à cette démarche, qui associe des mesures techniques et organisationnelles.
Tu développes une solution dans le domaine de la santé ? Parlons de ses usages, de ses données et de la manière de les protéger. Construisons ton projet ensemble.